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PPP_Décembre_2018

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27 Décembre 2018 Pour parler profession Pour les pédagogues formés à l'étranger, l'Ontario offre un contexte propice non seulement à l'apprentissage, mais aussi au perfectionnement. DE JENNIFER LEWINGTON N ombre d'enseignantes et d'enseignants expérimentés viennent de loin pour écrire le prochain chapitre de leur carrière professionnelle dans les écoles publiques de l'Ontario. Nous avons demandé à quatre membres de l'Ordre nés et formés à l'étranger de nous parler de leur expérience en classe, de leur souplesse d'adaptation à une nouvelle culture et à une pédagogie différente, et de leur perfectionne- ment professionnel. UN CHEMINEMENT ÉVOLUTIF Dès son premier jour de suppléance pour le District School Board of Niagara, en 2003, quand ses élèves se sont levés pour chanter Ô Canada, Samantha Lengyel, EAO, a compris qu'elle était bien loin de l'école primaire où elle avait enseigné dans son Angleterre natale. «Au Royaume-Uni, on n'entame pas la journée en entonnant le God Save the Queen, dit-elle. Tout me paraissait bien différent.» M me Lengyel a immigré au Canada en 2000, peu après ses noces avec Nick, un Canadien qui enseigne pour le même conseil scolaire. En 2002, alors jeune maman, elle obtient l'autorisa- tion d'enseigner, puis commence à faire de la suppléance en 2003. Outre l'expression matinale de nationalisme, M me Lengyel constate également l'absence d'inspecteurs qui, en Angleterre, sont envoyés par le Ministère dans les salles de classe pour évaluer les progrès des élèves. «L'approche anglaise accapare énormé- ment les pédagogues pendant leur première année de travail», dit-elle. À Londres, où elle a enseigné pendant deux ans, M me Lengyel pouvait compter sur un mentor et un programme de perfectionnement analogue à celui de l'Ontario, sans cependant bénéficier du temps de préparation des leçons. «Il y avait fort à faire, et peu de temps pour souffler», ajoute-t-elle. En 2007, après presque quatre années de suppléance, M me Lengyel a décroché un poste permanent à temps plein. Elle est aujourd'hui titulaire d'une classe combinée de 3 e et de 4 e année à la Prince of Wales Public School, à Saint Catharines (Ontario). Pour M me Lengyel, son chemine- ment professionnel au sein de deux systèmes d'enseignement est une évolution. Depuis 2012, elle ajoute à son arc de nouvelles qualifications agréées par l'Ordre afin d'enseigner d'autres matières. «Il va sans dire que, depuis mes débuts, j'ai beau- coup changé. Il faut constamment s'adapter et évoluer.» UN CONTEXTE PROPICE À L'APPRENTISSAGE En 2014, Marlon Douglas, EAO, fait le trajet de la Jamaïque jusqu'à Fort Frances, dans le nord-ouest de l'Ontario, pour rendre visite à sa nouvelle épouse qui travaille dans une maison de soins de longue durée. Peu accoutumé aux rigueurs de l'hiver (Fort Frances reçoit en moyenne 20 centimètres de neige tous les mois), M. Douglas conclut néanmoins qu'il pourra s'y faire et s'installe en Ontario l'année suivante. Titulaire d'un baccalauréat en éducation (enseignement et formation professionnels techniques) que lui décerne l'University of Technology, Jamaica en 2009, M. Douglas avait enseigné à contrat le dessin tech- nique et la technologie du bâtiment pendant six ans dans différentes écoles de l'île caribéenne. Nos écoles vues d'ailleurs

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