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PPP_Décembre_2019

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20 PRATIQUES EXEMPLAIRES Pour parler profession Décembre 2019 PHOTOS : MAT THEW LITEPLO Louise Leclair-Bélanger, EAO, personnalise son enseignement afin que chaque élève ait la chance de s'épanouir. À Lamoureux, l'approche pédagogique est basée sur les principes de la méthode Montessori, lesquels mettent l'accent sur le respect du rythme de chaque enfant et sur la responsabilisa- tion des élèves pour leur apprentissage. L'objectif est de les aider à développer leur autonomie et à avoir le sens des responsabilités. L'enseignante a progressivement fait siens ces principes, devenant au fil des années un modèle pour ses pairs. «M me Louise est tout simplement une enseignante qui dégage le bonheur en salle de classe. […] Elle a vraiment un don pour reconnaitre les habiletés de tous. Nous nous sentions très valorisés», précise une de ses anciennes élèves. L'enseignante reconnait d'emblée que l'approche personnalisée néces- site une certaine dose de courage et d'audace pour les professionnels qui la pratiquent. Mais elle insiste pour dire que tant les pédagogues que les élèves peuvent en retirer des bénéfices, qu'ils évoluent dans une école d'enseignement personnalisé ou non. C'est l'état d'esprit qui compte. Un des éléments au cœur de son approche est la souplesse de l'aménagement de sa salle de classe. Sa classe est un second chez-soi pour l'enseignante, «une sorte de refuge», et elle tient à ce qu'il en soit de même pour ses élèves. «Si la Louise Leclair-Bélanger d'il y a cinq ans mettait les pieds dans sa salle de classe d'aujourd'hui, elle aurait tout un choc», lance à la blague l'enseignante, qui se décrit comme étant hyper-structurée. «Avant, le concierge de l'école me taquinait parce que j'avais mis des rubans adhésifs sur le plancher pour indiquer exactement où allaient les pupitres!» Ces pupitres ont depuis longtemps été relégués aux oubliettes. Dans plusieurs cas, les traditionnelles chaises aussi. Idem pour la plupart des tableaux noirs. «Je ne le cacherai pas, ça a été une adaptation difficile, mais aujourd'hui je suis très satisfaite du résultat et de l'effet que cela a eu sur ma classe», dit-elle, ajoutant qu'elle s'est beaucoup inspirée de certains collègues pour y parvenir. Ici et là dans la salle, les enfants qui arrivent découvrent tapis de yoga, coussins, ballons de stabilité et même des vélos stationnaires installés sous les tables de travail, destinés aux élèves atteints de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité. «Cette nouvelle réalité nous oblige à nous adapter nous aussi. Avec leur bicyclette, ils peuvent bouger et apprendre en même temps», soutient-elle. Les élèves peuvent choisir d'écrire dans leur cahier, sur de petits tableaux personnels effaçables ou encore sur les tableaux aux murs. Elle est persuadée que cette «autogestion» responsabilise les élèves. Son bureau, quant à lui, est situé en retrait, à l'arrière de la classe, afin de consacrer l'essentiel de l'espace aux différentes zones d'apprentissage. Aux murs sont affichés quelques éléments de rappel de la matière à l'étude, mais sans plus. Un autre espace est consacré à la manipulation des Ozobot MC , des robots que les élèves programment et à partir desquels ils relèvent des défis dans

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