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PPP_Mars_2020

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36 Pour parler profession Mars 2020 Incertitudes d'un temps nouveau DE FRANK MCINTYRE, DAVID TALLO ET ELIZABETH MALCZAK E n Ontario, les enseignants en début de carrière ont intégré plus facilement les conseils scolaires de la province au cours de l'année scolaire 2018-2019 qu'à tout autre moment au cours des 12 dernières années. Selon le plus récent sondage de l'Ordre sur la transition à l'enseignement, le taux de chômage des diplômés de l'Ontario en première année de carrière a encore baissé et se situe à seulement 5 %, tandis que celui des enseignants dans leur deuxième à cinquième année de carrière se situe en moyenne à 3 %. Ces taux sont bien inférieurs à ceux de 34 et de 21 % enregistrés aussi récem- ment qu'en 2014. Le taux de chômage des enseignants en première année de carrière est même inférieur au taux de 7 % enregistré en 2008. La part des conseils scolaires de l'Ontario dans l'embauche d'ensei- gnants en première année de carrière est en hausse : 86 % de tous les diplômés en enseignement qui com- mençaient leur carrière en 2018-2019 ont fait leur entrée dans des conseils de langue anglaise ou française de l'Ontario. L'enseignement à l'extérieur de la province est passé de 13 % en 2017 à seulement 6 % en 2019 et, dans les écoles indépendantes de l'Ontario, il est également en baisse, passant de 15 à 6 % sur deux ans. Bien que le marché du travail ontarien soit plus favorable, les perspectives d'emploi demeurent précaires pour les enseignants en début de carrière, surtout chez ceux qui enseignent en anglais. L'effectif des classes au secondaire et les initiatives d'apprentissage électronique pour- raient bien prolonger le temps qu'il faut aux nouveaux enseignants pour trouver un emploi permanent dans les écoles de la province. Le marché du travail qui accueille les enseignantes et enseignants de l'Ontario interrogés en 2019 est radicalement différent de celui d'il y a cinq ans. Au cours de l'année scolaire 2013-2014, beaucoup plus d'enseignants en début de carrière qu'en 2018-2019 se disputaient des postes de suppléance, des contrats de remplacement à long terme et des emplois permanents. En 2014, près de 33 000 diplômés de l'Ontario ayant obtenu l'autorisation d'enseigner au cours des cinq années précédentes enseignaient ou cherchaient active- ment un emploi en enseignement dans la province. On estime que 7 700 d'entre eux étaient sans emploi. Cinq ans plus tard, dans un groupe comparable d'enseignants actifs sur le marché du travail, ce nombre a diminué de plus de 30 % pour totaliser environ 22 500. Le taux de chômage moyen avait chuté de 24 à 4 %, et l'on estime que, parmi eux, quelque 800 n'avaient pas d'emploi. Le surplus d'enseignants en Ontario, qui aura duré une décennie, est maintenant terminé. L'incidence de l'effectif des classes sur l'emploi des nouveaux enseignants suscite toutefois l'incertitude. ILLUSTRATION : ISTOCK PHOTO

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