OCT OEEO

PPP_Décembre_2020

Issue link: http://oct-oeeo.uberflip.com/i/1307869

Contents of this Issue

Navigation

Page 38 of 55

37 LU, VU, ENTENDU Décembre 2020 Pour parler profession Des ressources pour vous et votre classe Vous pouvez emprunter la plupart des ouvrages en question à la bibliothèque Margaret-Wilson. Pour réserver votre exemplaire, envoyez un courriel à biblio@oeeo.ca, accédez à votre dossier en ligne à oeeo.ca, utilisez l'appli OEEO ou composez le 416-961-8800 (sans frais en Ontario : 1-888-534-2222), poste 679. Pour des ressources en anglais, rendez-vous à professionallyspeaking.oct.ca. PHOTO DE MICHELINE MARCHAND : MIKE GUILBAULT; COUVERTURES DE LIVRES : STEPHEN FERRIE Micheline Marchand : Vivre sa francophonie «En tant que Franco- Ontarienne de descendance métisse, je trouve que l'identité est très importante, surtout chez les adolescents, pour qui ce n'est pas toujours évident de savoir qui on est et de devenir confiants de qui on est», explique Micheline Marchand, auteure, histori- enne et, jusqu'en 2014, enseignante à l'école secondaire Le Caron, à Penetanguishene. Elle considère qu'en plus de l'identité, la mémoire et l'histoire sont des aspects particulièrement significatifs pour les jeunes. L'histoire permet de montrer l'importance de nos racines, tandis que la mémoire permet de comprendre l'évolution des choses et notre situation actuelle. Elle ajoute : «Chaque jeune Franco-Ontarien éduqué dans le système scolaire, même s'il n'est pas né en Ontario, devrait avoir une certaine connaissance du passé. Ça fait partie de notre développement personnel et collectif.» Et le rôle de l'enseignant dans tout ça? «Un enseignant devrait s'intéresser à véhiculer l'amour de la culture franco-ontarienne et de notre histoire», souligne l'auteure qui, en 2015, a gagné le Prix du livre d'enfant Trillium pour son roman Mauvaise mine. «L'enseignant doit vivre sa francophonie. Sinon, pourquoi les élèves s'intéresseraient-ils à cette histoire si l'ensei- gnant ne s'y intéresse pas lui-même?» Quelle que soit la matière que vous enseignez (histoire, français ou éducation physique), Micheline Marchand croit fermement que c'est en parlant de son amour pour la culture et l'histoire franco-ontarienne, en le vivant et en le partageant avec les élèves de façon réelle et pas seulement textuelle, que cet amour se transpose, surtout par l'exemple et par la passion. Il y a souvent un aspect historique dans les livres jeu- nesse de Micheline Marchand, et son plus récent, Perdue au bord de la baie d'Hudson, ne fait pas exception. Rochelle Pomerance, responsable de cee rubrique Perdue au bord de la baie d'Hudson; Les Éditions David; Ottawa; 2020; ISBN 978-2- 89597-723-0; 236 p.; 16,95 $; 613-695-3339; info@editionsdavid.com; editionsdavid.com Perdue au bord de la baie d'Hudson DE MICHELINE MARCHAND Cette lecture nous fait découvrir la richesse d'un territoire canadien méconnu : la petite ville de Churchill, située au Manitoba, aux abords de la baie d'Hudson. Dans ce décor nordique, Zoé Delaronde s'isole pour calmer les démons qui la rongent. L'adolescente, à la fois métisse et franco-ontarienne, vit avec un épouvantable sentiment de culpabilité. S'éloigner d'Ottawa et de son père lui semble la meilleure solution. Hébergée chez son cousin, elle adopte un mode de vie qui est à des années-lumière de celui de son enfance. Malgré les nombreux défis, y compris les accès difficiles, les moyens de transport limités, le froid, les tempêtes, le danger des ours polaires et le cout de la vie excessivement élevé, une paix intérieure se fraie tranquillement un chemin. Les paysages fascinants, la nature sauvage des plus impression- nantes, son amitié avec Ludo, un jeune touriste belge, et l'intrigante histoire de cette région ont un effet bénéfique. L'auteure nous tient en haleine puisqu'il faut attendre la fin du roman pour découvrir le tragique évènement ayant marqué le passé de Zoé. Avant d'y arriver, elle nous offre un fabuleux voyage au pays des aurores boréales. Habilement, elle aborde le sujet délicat de l'automutilation à travers une histoire prônant les valeurs de l'amitié, de la famille, de la résilience, de la solidarité et de l'acceptation de soi. Critique de Dominique Roy, EAO, enseignante à l'école secondaire catholique Sainte-Marie, Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières, New Liskeard (en prêt de service au Centre franco)

Articles in this issue

Links on this page

view archives of OCT OEEO - PPP_Décembre_2020