OCT OEEO

Ppp - Septembre 2013

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E N S EIG N A N T e R EMA R Q UA B L E tout un CERVEAU! Le neuropsychologue Guy Proulx se souvient de sœur Jeannette Benoît, l'enseignante qui l'a aiguillé sur la voie du succès. de Michel Héroux L Photos : jaime hogge orsqu'il rencontre pour la première fois un étudiant qui a besoin de son aide ou qui désire réaliser un projet avec lui en neuropsychologie cognitive, Guy Proulx, neuropsychologue et professeur au collège universitaire Glendon, ouvre un dossier au nom de l'étudiant, ce qui lui permet, la fois suivante, de reprendre la conversation précisément là où il l'a laissée. Ses étudiants adorent! Cette méthode, il la doit à son expérience clinique des trente dernières années. Si l'on remonte encore plus loin, toutefois, cette attention pour l'autre est un héritage de sœur Jeannette Benoît, l'enseignante qui a le plus marqué sa jeunesse, en 1re année sur les bancs de l'école Saint-Gérard de la paroisse du même nom à Ottawa. «Quand je pense aux enseignants qui m'ont marqué, c'est d'abord et avant tout à sœur Jeannette Benoît. C'est d'elle que je me rappelle le plus.» Sœur Benoît, originaire du même quartier d'Ottawa que lui – de sa paroisse comme on l'appelait alors –, lui a certes appris à lire, à écrire et à compter, mais elle lui a surtout donné une éducation. «Je connaissais bien la famille Proulx, laquelle était très unie. Le quartier me faisait penser aux petites paroisses du nord de l'Ontario», se souvient sœur Benoît. Un moment particulier Cette religieuse, membre des Sœurs de Sainte-Marie, a enseigné à Guy Proulx en 1958, année où il a perdu son père, emporté à 48 ans par un cancer du cerveau, un événement terrible et incompréhensible pour un enfant de 6 ans. Pour l'aider à comprendre la maladie de son père, un de ses grands frères, qui fréquentait l'Université d'Ottawa, lui avait expliqué ce qu'était un examen médical du cerveau. «Grâce à lui, j'ai appris que cet examen s'appelait un électroencéphalogramme et qu'on avait mis des électrodes sur la tête de mon père; les médecins ont ainsi découvert qu'il avait une tumeur cancéreuse maligne au cerveau appelée glioblastome.» Voilà des mots complexes pour un enfant si jeune. Mais Guy, avec le sérieux qu'impose une situation familiale aussi tragique, a écouté ces explications et les a, en quelque sorte, assimilées. Septembre 2013 | Pour parler profession 17

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