OCT OEEO

PPP_Mars_2017

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A u début de ma carrière, j'ai enseigné le français langue seconde avant d'avoir ma propre classe. Pendant plu- sieurs années, j'ai pu témoigner de la curiosité et de l'enthousiasme que l'apprentissage d'une nouvelle langue éveillait chez mes élèves : ils prenaient des airs de conspirateurs décou- vrant le secret des initiés. Après avoir enseigné le «français à la carte» (ainsi surnommé par mes collègues et moi-même) d'une classe à l'autre avec mon chariot plein de matériel pédagogique, j'ai fini par chercher un nouveau défi. Le partage de mon amour pour la langue et la culture française était enrichissant, mais je me réjouissais à l'idée de devenir enseignante titulaire et de travailler avec le même groupe d'élèves pour une plus longue période de la journée. Quand on m'a affectée à une classe de 3 e année, j'ai créé un espace d'ap- prentissage propice à l'accueil de mes élèves; de l'aménagement des meubles et des ressources pédagogiques à l'entretien de la surface des tableaux d'affichage, tout me tenait à cœur. Cependant, environ une semaine avant la rentrée, la direction de mon école m'a avisée que ma classe allait, en fait, être compo- sée de 31 élèves de 2 e et de 3 e année! Il fallait réorganiser l'espace de façon à accueillir plus d'élèves que prévu. Cette expérience surprendra très peu d'enseignants. Beaucoup d'entre vous avez sans doute vécu des situations semblables où, en raison de circonstances inattendues, vous avez dû user de moult patience, de connaissances et de compétences pour faire face à l'imprévu. Ce n'est pas pour rien que l'on considère les pédagogues adaptables et accommodants. C'est d'ailleurs ce qu'a fait remarquer un membre de l'Ordre qui participait à un groupe de discussion. L'été dernier, l'Ordre a organisé des consultations dans six villes de la province pour recueillir le point de vue de parents et d'enseignants francophones et anglophones. Les remarques de nos membres et du public nous sont précieuses, car elles aident à améliorer les communications et les activités de l'Ordre, et à accroître la transparence. Les commentaires francs et éclairés des participants aux groupes de discussion contribuent à orienter les améliorations du site web de l'Ordre, les différents moyens de commu- nication que nous utilisons et l'élaboration de nouvelles recommandations professionnelles. La rétroaction qualitative et quantitative recueillie lors des consultations révèle les informations suivantes : • les membres de l'Ordre veulent mieux comprendre les rôles particuliers de l'Ordre et des fédérations • un membre sur quatre a téléchargé l'appli de l'Ordre • les parents veulent que l'Ordre aide le public à com- prendre la façon dont les pédagogues obtiennent l'auto- risation d'enseigner et dont la profession enseignante est réglementée en Ontario • les parents souhaitent en savoir plus sur les activités de l'Ordre. La rétroaction aide les 37 membres du conseil et le personnel de l'Ordre à agir avec une efficacité et une souplesse accrues dans son rôle de réglementation pour servir l'intérêt du public. Une meilleure anticipation des besoins et des changements futurs permettra aux enseignantes et enseignants agréés de l'Ontario et aux membres du public d'être mieux servis. ■ RESTER À L'AFFÛT DES CHANGEMENTS Les groupes de discussion permettent à l'Ordre d'anticiper les besoins de la profession et de mieux servir ses membres et le public. D'ANGELA DE PALMA, EAO PHOTO : MATTHEW PLEXMAN M O T D E L A P R É S I D E N T E 6 Pour parler profession | Mars 2017

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