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8 Pour parler profession | Mars 2017 courrierdes lecteurs Pour parler profession vous invite à écrire des lettres et des articles sur des domaines d'intérêt pour la profession. Nous nous réservons le droit d'abréger vos textes. Pour être considérée aux fins de publication, une lettre doit comporter le numéro de téléphone de jour de son auteur. Envoyez votre texte à revue@oeeo.ca ou à Rédaction, Pour parler profession, 101, rue Bloor Ouest, Toronto (Ontario) M5S 0A1. PHOTO : MATTHEW PLEXMAN M O T D E L A P R É S I D E N T E 4 Pour parler profession | Décembre 2016 @angdepalma, @OCT_OEEO R éfléchi. Solidaire. Transformationnel. Empathique. Les Ontariennes et Ontariens ont utilisé ces mots et bien d'autres pour décrire leur enseignant préféré pendant la campagne En un mot (#en1mot) que nous avons menée par l'entremise des médias sociaux. Cette initiative visant à mar- quer la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants, le 5 octobre dernier, témoigne du rôle de l'Ordre de fixer et de faire respecter les normes d'exercice et de déontologie, et de communiquer avec le public. Mon enseignant préféré était, #en1mot, «compatissant». Voilà exactement ce qui caractérisait M. Nobes, l'enseignant que j'ai eu pendant deux ans à l'école élémentaire. Au stade de la préadolescence, alors que j'essayais de trouver ma place dans le monde, l'écriture libre dans mon journal était mon exutoire. Même si, pour certains de mes camarades, cette activité hebdomadaire s'apparentait à une corvée, je prenais grand plaisir à remplir les feuilles lignées de frustrations, d'in- certitudes et d'espoirs. Je ne me souviens plus de tous les détails, mais je sais que j'ai exprimé au moins une fois la colère que je ressentais parce que j'étais parmi les plus grands de la classe. Le journal devait aussi contenir un passage révélant ma jalousie envers la nouvelle élève qui portait les jeans qui allaient passer de mode avant même qu'on m'autorise à en porter. Impatiente à l'idée d'arriver au moment consacré à la rédaction du journal, j'avais tout aussi hâte de lire la réponse que M. Nobes inscrirait en dessous de mes rêveries. Il me semblait à l'époque que mon enseignant était d'un âge avancé; cependant, en consultant le tableau public pour connaître son année d'agrément, grâce à notre moteur de recherche Trouver un membre, j'ai pu me rendre compte qu'il était encore assez nouveau dans la profession. Il n'a pas dû être évident pour lui, en tant que nouvel enseignant, de reconnaître les émotions et de comprendre les aveux d'une élève de façon à la fois bienveillante et profes- sionnelle. Il aurait été tellement plus facile de formuler des observations générales. M. Nobes, lui, n'était pas du genre à écrire des commentaires génériques sous mes paragraphes. Il y insérait plutôt des mots d'encouragement qui m'aidaient à apprécier certains de mes talents. Il me rappelait, par exemple, que mes écrits créatifs étaient souvent lus à voix haute en classe et, qu'au sein de l'équipe de basketball, j'étais parmi les meilleurs marqueurs. Il n'est donc pas étonnant que, dans le cadre de notre campagne, une personne sur sept ait employé l'adjectif «influent» ou un synonyme, car il décrit à merveille tant de nos membres. J'ai imprimé le nuage de mots qui figure dans la rubrique des nouvelles du site de l'Ordre (oeeo.ca), et c'est avec fierté que je l'ai affiché. Je vous invite à en faire autant et à le mettre en valeur dans votre espace de travail, car même si la Journée mondiale des enseignantes et des enseignants est officiellement célébrée chaque année le 5 octobre, le personnel enseignant de l'Ontario est une source d'inspiration pour les élèves, les parents, les collègues, la profession enseignante et l'ensemble de la société, tout au long de l'année. ■ EN UN MOT : «EXCELLENCE» Notre campagne En un mot (#en1mot) nous rappelle que tous nos efforts peuvent jouer un rôle positif dans la vie de nos élèves, en classe et ailleurs. D'ANGELA DE PALMA, EAO J'ai été ravi de voir l'importance que l'article «Créer des écoles inclusives», annoncé en couverture du numéro de décembre, a accordé à l'inclusion des lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et allosexuels (LGBTQ). De plus, braquer les projecteurs sur un conseil scolaire catholique et sur l'alliance gais-hétéros de la Villanova Catholic High School met en avant les progrès que les écoles catholiques et autres conseils scolaires financés par les fonds publics ont réalisés depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur la sécurité dans les écoles. En lisant cet article, je m'attendais toutefois à ce qu'on reconnaisse le travail que nos syndicats ont fait pour les élèves de l'Ontario, leurs membres et l'Ordre. Par exemple, c'est grâce au partenariat entre Egale Canada et l'Association des enseignantes et enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA) que l'Ordre et des centaines de pédagogues, d'administrateurs, d'élèves et de parents ont bénéficié d'une formation professionnelle sur la création d'un milieu scolaire sécuritaire et tolérant pour les élèves LGBTQ dans les écoles catholiques. Alors que la profession enseignante de l'Ontario continue de rendre les écoles plus sécuritaires et tolérantes pour les élèves et nos collègues LGBTQ, il importe de souligner les nombreux éléments organisationnels qui contribuent à ce travail positif et valorisant. – Kevin Welbes, EAO, enseignant retraité et ancien coordonnateur de projets spéciaux, Équité et inclusion, pour l'OECTA au sein de l'Egale Canada Human Rights Trust. L'inclusion, un effort concerté 30 Pour parler profession | Décembre 2016 31 Décembre 2016 | Pour parler profession E n 2012, Dallas Mahaney, un élève de 10 e année ouvertement homosexuel, fréquentait la St. Thomas of Villanova Catholic High School, à LaSalle, au sud-ouest de Windsor. Bien qu'il n'ait jamais été lui-même victime d'intimidation, il s'inquié- tait du fait que les jeunes homosexuels sont plus sus- ceptibles de se suicider que leurs pairs. Cette année-là, alors que le gouvernement de l'Ontario s'apprêtait à adopter son projet de loi n o 13 contre l'intimidation, reconnaissant le droit pour les élèves de demander la mise sur pied d'une alliance gais-hétéros (AGH), M. Mahaney a demandé la constitution d'une telle alliance dans son école et s'est heurté à un refus. Cependant, en septembre de cette année-là, une fois la loi adoptée et avec la bénédiction des leaders scolaires, une nouvelle directrice adjointe enthousiaste a travaillé avec M. Mahaney et d'autres personnes pour créer un club d'alliance gais-hétéros dès la première semaine de l'année scolaire. Ultérieurement, le Windsor-Essex Catholic District School Board a fourni des autobus à ses élèves pour leur permettre d'assister à une conférence régionale sur l'égalité. Qu'est-ce qui a changé? La directrice adjointe qui a dirigé l'initiative, Danielle Desjardins, EAO, explique que la création du nouveau club d'alliance gais-hétéros était conforme aux politiques du conseil scolaire en matière de promotion des écoles sécuritaires et à ses pro- pres convictions professionnelles. Devenue directrice des programmes en matière d'écoles sécuritaires, d'égalité et d'inclusion au Windsor-Essex Catholic District School Board, elle explique : «En tant que leader hétérosexuelle, j'ai la possibilité de me faire la voix de ces élèves, et je considère cela comme mon devoir éthique.» La volonté d'examiner des questions délicates à travers le regard des autres, y compris les élèves de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et allosexuelle (LGBTA), a eu un effet transformateur à l'école Villanova. Les 1 200 élèves de l'école secondaire se sont dotés de toilettes neutres (ce qui est de plus en plus la norme dans les conseils scolaires de l'Ontario) et ont réservé une pièce qui sert d'espace sûr et permanent pour les membres de l'alliance gais-hétéros. Depuis 2012, en- viron 40 élèves se sont joints au club et se rencontrent chaque semaine pendant le dîner. De plus, le Windsor-Essex Catholic District School Board propose des ateliers sur l'éducation inclusive aux enseignantes et enseignants, y compris un atelier animé par un homosexuel catholique pratiquant, ex- plique Michael Seguin, EAO, surintendant du conseil scolaire en matière d'équité et d'inclusion, de foi et de leadership en enseignement. «Nous avons décidé de nous y mettre rapidement. L'école Villanova est devenue un exemple à suivre pour le conseil scolaire catholique.» Les représentants du conseil scolaire citent en exem- ple les stratégies d'inclusion sociale de l'école, qui ont contribué à la diminution des incidents d'intimidation et de discipline des élèves au cours des cinq dernières années. Plus tôt cette année, l'école Villanova a été Partout en Ontario, les écoles investissent pour favoriser des milieux d'apprentissage sécuritaires adaptés à des classes de plus en plus hétérogènes. Bien que leurs stratégies varient, toutes se fondent sur les normes d'exercice de la profession, sur la sensibilisation de la collectivité et sur la participation des élèves. DE JENNIFER LEWINGTON inclusives des écoles PHOTO : BRENT FOSTER Plus de formation sur la diversité Tous les enseignants ont besoin d'une formation plus poussée pour appuyer la diversité et l'inclusion dans les écoles. Dans l'article «Créer des écoles inclusives» (déc. 2016), Jennifer Lewington explique très bien comment la formation univer- sitaire prépare les futurs enseignants à répondre aux besoins d'une population estudiantine diversifiée. Mais on doit en faire plus pour former les enseignants qui pratiquent déjà le métier. Le gouvernement provincial, les conseils scolaires et les syndicats doivent faire équipe afin d'offrir des activités de perfectionnement professionnel qui permettront au personnel enseignant de répondre aux besoins des élèves autochtones et LGBTQ ainsi que de ceux qui éprouvent des difficultés d'ap- prentissage. Nous avons déjà des journées réservées au perfec- tionnement professionnel; ce qui nous manque, c'est l'argent et les efforts nécessaires pour offrir une formation qui réponde aux besoins de ces élèves. Le public y verra une bonne utilisa- tion des journées de perfectionnement professionnel. – Alan Wayne McFarlane, EAO, donne des cours Lifelong Students (LLS) au Cobourg Collegiate Institute, Kawartha Pine Ridge District School Board, à Cobourg (Ontario). #en1mot Quelle surprise de voir mon nom dans la rubrique «Mot de la présidente» (déc. 2016). J'ai beaucoup apprécié les gentils mots d'Angela De Palma, EAO. C'est réconfortant de savoir que j'ai eu une influence aussi positive sur une élève. J'ai enseigné pendant 35 merveilleuses années et, à vrai dire, j'ai appris beaucoup plus que je n'ai enseigné. Je tiens à remercier M me De Palma et plusieurs autres élèves pour m'avoir donné la possibilité de faire partie de leur vie. – Harold Nobes, EAO, à la retraite, ancien enseignant de 4 e -8 e année à la St. Jerome Catholic Elementary School et d'éducation physique (9 e -12 e année) à la St. Thomas More Catholic Secondary School, Hamilton-Wentworth District Catholic School Board, à Hamilton (Ontario).

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