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PPP_Juin_2018

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18 Pour parler profession | Juin 2018 M me Zietak, EAO, tente de limiter le plus possible l'enseignement magistral pour favoriser les activités pratiques en classe. Les murs de sa salle de classe sont peut-être dégarnis, mais c'est pour mieux donner la priorité à l'aménagement d'une aire de travail propice à la réussite. M me Zietak laisse en effet le soin à chaque élève, ou à chaque groupe d'élèves, de choisir le support qui lui convient le mieux pour travailler. Ainsi, une équipe préférera faire les exercices demandés au tableau blanc situé à l'avant de la classe, tandis que d'autres opteront pour des tableaux individuels effaçables. Deux élèves, quant à elles, préfèrent la bonne vieille méthode traditionnelle, soit travailler méticuleusement sur des feuilles, crayon à la main. Certains élèves travaillent debout, d'autres sont agenouillés, d'autres encore sont assis calmement à leur poste de tra- vail. Certains ont des conversations ani- mées, d'autres chuchotent. M me Zietak sonde la classe du regard, satisfaite de ce qu'elle voit. On comprend vite que, ce qui importe le plus pour l'enseignante, c'est que ses élèves parviennent à leur fin, quelle que soit la manière la plus efficace pour eux de s'y rendre. «Plusieurs études démontrent que le fait de pouvoir travailler sur des surfaces ver- ticales ou effaçables, comme les tableaux, favorise la prise de risque. On peut effacer une erreur du bout du doigt. C'est beaucoup moins intimidant que d'avoir à effacer frénétiquement avec une gomme pour retirer une faute», explique-t-elle. Sur le tableau principal, elle a inscrit son «menu du jour». La période est en effet découpée en de multiples activités afin de retenir l'attention des élèves. Cette approche est l'un des piliers de la stratégie de M me Zietak, même si elle n'est pas la plus facile à mettre en place. «En morcelant ma période, je me sens beaucoup plus efficace dans mon ensei- gnement. Je me limite aux explications, ce qui laisse pleinement le temps aux élèves de faire leur travail. Ça me permet aussi de constater plus facilement ce qu'ils ont manqué ou mal compris. Je peux alors le réviser avec eux et tisser des liens entre les diverses leçons.» L'enseignante commence la plupart de ses classes par un résumé des apprentissages précédents et les ter- mine par un récapitulatif qui permet aux élèves de participer. Évidemment, certaines périodes sont plus théoriques que d'autres, mais elle tente de limiter le plus possible l'ensei- gnement magistral pour favoriser les activités pratiques. En 9 e année, elle vise un maximum de 20 minutes d'explications. Dans ses classes plus avancées, ce segment de la période peut atteindre de 40 à 50 minutes. «Mais je sais que ce sera difficile. Après une demi-heure, on commence à voir l'amorce de bâille- ments! Alors, j'essaie de faire des bla- gues ou de captiver les élèves avec des graphiques ou d'autres éléments visuels. Le menu permet de juger à quel point

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