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PPP_Juin_2018

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25 Juin 2018 | Pour parler profession PHOTOS : MATTHEW LITEPLO E n 2017, quand Shivam Patel, EAO, décroche un poste à temps plein au York Region District School Board, on lui confie une classe combinée de 4 e et de 5 e année à la Blue Willow Public School à Woodbridge (Ontario). Au cours des mois qui ont suivi, la mère d'une de ses élèves, pensant que son enfant risquait d'évoluer moins vite dans une classe combinée, lui a maintes fois exprimé ses préoccupations. M me Patel s'est alors tournée vers son mentor Kelly Murray, EAO, une ensei- gnante en 5 e année dans la même école et forte de 27 ans d'expérience. Celle-ci l'a conseillée sur la façon de présenter aux parents les avancées de l'élève dans le pro- gramme de 5 e année, ainsi que d'aborder les questions indépendantes de la volonté d'un enseignant, comme la répartition des élèves. En orientant la mère vers le bureau de la direction, responsable de la sélection des élèves des classes combinées, M me Patel a pu garder le cap sur son objec- tif principal, qui est aussi celui du parent : les progrès scolaires. «Il faut naviguer de façon professionnelle, explique M me Patel. M me Murray m'a proposé d'excellentes façons d'envisager la communication avec les parents.» Les deux collègues ont été jumelées dans le cadre du Programme d'insertion professionnelle du nouveau personnel enseignant (PIPNPE), un projet de men- torat financé par la province qui s'adresse au personnel enseignant dans leur pre- mière ou deuxième année de carrière. M me Patel se prépare à passer les deux évaluations de rendement, comme doivent le faire tous les enseignants au cours de leurs 12 premiers mois de carrière. Elle a tiré profit des conseils de M me Murray sur la présentation de plans de cours bien organisés, lesquels seront évalués par la direction de l'école. Même avant de deve- nir le mentor de M me Patel, M me Murray a fait preuve d'un esprit de collaboration en invitant la nouvelle enseignante à venir dans sa classe en tout temps. Elle soutient qu'une bonne rela- tion de mentorat favorise l'échange de connaissances. «[Les nouveaux ensei- gnants] possèdent beaucoup d'informa- tions documentaires, et Shivam me fait découvrir une foule de ressources en ligne. La relation est réciproque.» «L'approche collaborative de M me Murray rappelle aux jeunes ensei- gnants qu'ils ne sont pas seuls, ajoute Cathy Bruce, EAO, doyenne de la Faculté d'éducation et de l'apprentissage professionnel de l'Université Trent. Cette [expérience] est essentielle pour faire comprendre aux nouveaux diplômés que l'enseignement est une profession où il faut continuer d'apprendre.» Elle insiste sur le fait que le mentorat est un travail en collaboration et non pas en vase clos. Les ateliers, les formations en ligne et les séances individuelles avec un péda- gogue d'expérience offrent aux nouveaux enseignants l'occasion d'approfondir leurs connaissances des pratiques effi- caces et de la conduite professionnelle exemplaire. Quand il est bien mené, le mentorat crée un espace collaboratif sécuritaire pour transmettre le savoir. DE JENNIFER LEWINGTON LA FORCE DU MENTORAT EN ENSEIGNEMENT Paroles de sagesse

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