OCT OEEO

PPP_Juin_2018

Issue link: http://oct-oeeo.uberflip.com/i/979307

Contents of this Issue

Navigation

Page 34 of 71

33 Juin 2018 | Pour parler profession S'OUVRIR À L'INSOLITE ILLUSTRATIONS : JANICE KUN/i2i ART De son salon, Diana Yalowica, EAO, a une vue imprenable sur les aurores boréales. «Incroyable!», s'exclame-t-elle. Depuis deux ans, elle enseigne à la Ross River School, située dans une communauté des Premières Nations de moins de 400 habitants, à environ 5 heures au nord-est de Whitehorse, au Yukon. La localité a, en tout et pour tout, un magasin général (qui fait également office de banque et de bureau de poste), une station-service, un poste de soins infirmiers, un bureau de la GRC, un centre communautaire et l'école. M me Yalowica a commencé sa carrière en tant qu'enseignante de la petite enfance dans le sud de l'Ontario. Son B. Éd. en poche, elle a fait de la suppléance en Ontario et s'est ensuite envolée pour la Chine afin de travailler dans une école internationale à Shanghai. De retour au Canada, les emplois à temps plein étaient si rares qu'elle songeait à quitter la profession quand son mari a vu une offre d'emploi au Yukon et l'a encouragée à postuler. Son école accueille environ 50 élèves du jardin d'enfants à la 10 e année. M me Yalowica passe la moitié de son temps à enseigner à la plus grande classe, com- posée de 10 élèves de la maternelle et du jardin d'enfants, et l'autre moitié à donner des cours de rattrapage en lecture. À Ross River, on suit le curriculum de la Colombie- Britannique, lequel accorde une grande place à la culture des Premières Nations. «Nous accueillons les aînés dans notre école et les enfants participent à des ac- tivités telles que le récit oral et l'artisa- nat traditionnel, explique M me Yalowica. Nous mettons aussi l'accent sur la préservation des langues autochtones et avons commencé à intégrer des mots- clés dans chaque classe.» Son contrat d'un an a été renouvelé pour une seconde année, et elle aimerait qu'il soit prolongé à plus long terme. Elle a appris que, dans une petite école, il faut jouer plusieurs rôles. Bien qu'aucun en- seignant ne soit spécialisé, chacun d'eux contribue par son domaine d'expertise. «Nous mettons nos forces en commun», explique-t-elle. M me Yalowica applique à Ross River certaines des leçons qu'elle a apprises à Shanghai, où elle devait tenir compte des sensibilités d'élèves venant du monde entier. «Je suis devenue plus compréhensive. Même si le Yukon est au Canada, les façons de faire et de savoir des Premières Nations peuvent être très différentes. Je dois y être sensible et faire preuve de respect.» diana yalowica, yukon

Articles in this issue

view archives of OCT OEEO - PPP_Juin_2018